Stratégie Europe 2020 : Lutte contre le chômage des jeunes par le recours à de bonnes offres de formation professionnelle

Du 5 au 7 novembre 2014, un séminaire portant sur la « Stratégie Europe 2020 : Lutte contre le chômage des jeunes par le recours à de bonnes offres de formation professionnelle », organisé par l’ACLI - ENAIP (Associazioni Cristiane Lavoratori Italiani - Ente Nazionale ACLI Istruzione Professionale), s’est déroulé à Amsterdam aux Pays-Bas, avec le soutien d’EZA et de l’Union européenne.

Soixante-quatre représentants d’organisations de travailleurs venus de Belgique, de France, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, d’Italie et des Pays-Bas ont participé tous ensemble à ce séminaire.

Quel était l’aspect le plus important du séminaire ?

L’idée était d’étudier ensemble le problème de la mobilité (mise en évidence des caractéristiques et des exigences), en ce qui concerne les jeunes, compte tenu de la dimension de l’intégration. Mise en doute du « sentiment » d’appartenance à l’Union européenne et de la réalisation de ses projets par des jeunes, publication des potentialités et des opportunités offertes, tout en y voyant à la fois des possibilités d’emploi accrues en relation avec les opportunités d’apprentissage, liées aux initiatives de la Communauté eu égard à la promotion de la participation des jeunes et à la vie sociale ainsi qu’au marché du travail.

Pourquoi est-il si important d’interpréter dès maintenant ce séminaire ?

La croissance constante du chômage des jeunes crée l’alarme, non seulement socialement, mais également au niveau institutionnel. Nous avons considéré qu’il était nécessaire d’agir en termes de lobbying auprès des associations concernant les Institutions européennes, visant à adopter des politiques d’emploi actives pour les jeunes et à améliorer le plan d’investissement pour la relance de l’économie européenne.

De quels sujets a-t-on discuté ?

La mobilité et l’emploi des jeunes : situation et comparaison au sein des différents pays de l’UE ; mobilité et émigration : diversité et convergence ; mobilité et émigration : une comparaison entre les générations, mobilité, information et droits dans l’espace européen ; politiques, programmes et initiatives pour soutenir les jeunes ; inégalité sociale et citoyenneté active ; service civil européen ; rôle et initiative des partenaires sociaux ; les jeunes et les nouvelles technologies.

Résultats du séminaire

L’hypothèse que la mobilité des jeunes, en constituant une possibilité d’emploi élargie pour les jeunes et un outil puissant d’intégration européenne, a été confirmée par les participants. À cet égard, des propositions d’amélioration ont été faites pour parvenir à :

-          une communication institutionnelle plus effective, capable d’atteindre les jeunes plus désavantagés en réactivant les politiques pour réduire la fracture numérique ;

-          la reconnaissance des qualifications et des diplômes ;

-          la normalisation des droits à la sécurité sociale ;

-          la création de services d’informations et d’assistance pour les jeunes en déplacement.

À la différence du passé, les nouvelles noblesses représentent rarement une période stable et à long terme. Les jeunes se déplacent dans différents pays, devant faire face à des réglementations différentes dans de nombreux domaines, ne fût-ce qu’en matière de fiscalité. La proposition de réaliser un Bureau européen dirigé par des jeunes, mais en synergie avec d’autres agences pour fournir des informations sélectionnées, adaptées à ceux qui entrent pour la première fois dans un pays de l’UE, est venue des jeunes effectuant leur service civil et en train d’accomplir une expérience de « mobilité protégée ». D’ailleurs, l’issue du séminaire indique qu’ils ont démarré des expériences qui ont donné des résultats intéressants (de la campagne en face à face ouverte à Augsbourg au blog activé en Hollande et à la production de guides pour les jeunes dans les autres pays européens).

Les ACLI sont engagées à cet égard dans le soutien des expérimentations et l’élargissement du réseau de participation autour d’elles. La proposition d’activer un service civil européen, le secrétaire adjoint italien au Ministère du travail, Luigi Bobba (intervenu dans une lecture vidéo) ayant confirmé cet engagement, a été relancée et bien accueillie.