Portant sur l’intégration européenne des Balkans : le dialogue social comme moteur de la nouvelle cohésion sociale

Le 17et le 19 février 2016, le séminaire international « Portant sur l’intégration européenne des Balkans : le dialogue social comme moteur de la nouvelle cohésion sociale », s’est déroulé à Split, en Croatie, avec le soutien d’EZA et de l’Union européenne, de MCL/EFAL (Movimento Cristiano Lavoratori/Ente Nazionale per la Formazione e l'Addestramento dei Lavoratori). Ce séminaire faisait partie du projet spécial d’EZA pour les organisations de travailleurs dans les Balkans occidentaux.

Vingt-six représentants d’organisations de travailleurs en provenance d’Italie, d’Albanie, du Monténégro, de Croatie, d’Autriche, de Bosnie-Herzégovine (en qualité d’invités) et de Slovénie ont participé au séminaire.

La discussion s’est focalisée sur les difficultés des entreprises qui vivent encore les conséquences de la crise économique et de la guerre qui a dissout l’ancienne Yougoslavie. Les pays candidats se battent toujours pour appliquer les normes européennes et l’une des plus grandes difficultés montre encore le niveau le plus élevé de corruption publique et de crime organisé.

À la fin de leurs études, les jeunes sont forcés d’émigrer en raison de la situation : la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont le point de référence.

Dans le monde des affaires, la pratique du travail non déclaré reste un obstacle à surmonter, et même si l’on trouve un emploi légal, la pratique de la pré-signature de démissions en blanc recoure souvent à des moyens qui sont parfois substantiellement différents des pratiques officielles.

La liberté de la presse et d’expression ne peut pas être comparée à celle des pays de l’UE. La société civile soutient le processus d’intégration, même si les difficultés persistent.

En Albanie, les difficultés sont différentes de celles présentes au Monténégro ; le dialogue social semble être considérablement plus pratiqué et les négociations avec les employeurs et le Gouvernement se déroulent dans le respect total des parties.

À Tirana, le dialogue social est une priorité et il est déjà exercé au sein des normes légales de la perspective européenne. Les conditions de travail décentes dans le secteur public et privé sont prioritaires.

Le dialogue tripartite est le cadre et aussi le processus de révision du Code du travail.

Dans les secteurs de l’agriculture, de l’environnement et du tourisme, les discussions ont été inaugurées sur le licenciement et sur le fait que les travailleurs cherchent souvent à bafouer les lois.

La connaissance des droits des travailleurs est généralement bonne, bien que le privilège de la formule et du clientélisme, que les employeurs utilisent pour avoir la paix sociale au sein de leurs activités, persiste.

En indiquant les limites du processus démocratique qui progresse avec des difficultés substantielles, le débat approfondi et concret, au-delà de la forme, a montré que le rôle de la société civile s’était focalisé sur le dialogue social – et sur toutes ses unités européennes – sur le centre de développement des pays et pour la construction d’une nouvelle cohésion sociale réelle. Sans travail, il n’y a pas de croissance dans les Balkans occidentaux.

En Bosnie-Herzégovine, la situation est différente et beaucoup plus pesante. La Croatie et la Slovénie ont aussi mis en évidence les changements et l’évolution sociale développée après l’intégration à l’UE.

CONCLUSIONS

1.    L’entreprise a changé et change rapidement :

- Rester fort avec le besoin d’améliorer les conditions des travailleurs :

- C’est une obligation d’améliorer les capacités avec plus de formation professionnelle et plus de garanties.

2. Nous devons renforcer les politiques sociales :

- Tous ensemble !

- Pour promouvoir plus de participation civile et socio-démocratique.

3. Le dialogue social est important et inter-religieux.

4. Le dialogue social est sur l’agenda :

- On doit décider ensemble la façon de mettre en œuvre.

5. Regarder la cohésion sociale en essayant de comprendre les changements qui ont lieu.

6. Non à une économie qui augmente seulement pour distribuer.

7. C’est l’économie qui fournit la croissance économique.

8. Renforcement de l’unité associée.

En gros, les états doivent aussi jouer leur rôle. Ils accomplissent des réformes internes profondes, dernièrement indépendantes et qui ont souvent pris la forme d’exercice réel de l’édification de l’État membre dans le but de créer des institutions et la capacité d’agir comme État membre de l’UE.

Le risque est que le long immobilisme de la « salle d’attente » européenne s’arrête, prolongeant les difficultés auxquelles les pays de la zone européenne sont encore confrontés, incluant les tensions internes persistantes et les processus de détente régionaux complexes (comme dans le cas des crises politiques récentes dans l’ARY de Macédoine et le Monténégro et de la normalisation graduelle des relations entre la Serbie et le Kosovo) ainsi que l’institution difficile pour aborder les défis socio-économiques de la région et combattre la corruption et le crime organisé (comme dans le cas de la Bosnie et de l’Albanie). La crise des réfugiés de ces deniers mois tout au long de la « route des Balkans » a ajouté un autre facteur critique dans un contexte régional, démontrant aussi une interdépendance évidente entre les pays de l’UE et les Balkans occidentaux, et marqué par de multiples fragilités.