Comment minimiser les conséquences de la crise financière sur le monde du travail?

Un séminaire s'est tenu dans le cadre du projet spécial d'EZA le 14 février 2009 à Prague, République tchèque, sur le thème « Comment minimiser les conséquences de la crise financière sur le monde du travail? ». Le séminaire a abordé en particulier les questions suivantes:

-Quelles sont les causes de la crise financière globale?

-Est-il possible de minimiser les conséquences négatives de la crise sur le marché du travail? Si c'est le cas comment faut-il procéder?

-Comment empêcher d'anciennes erreurs de réapparaître dans les systèmes financiers?

-Comment les principes de la doctrine sociale chrétienne peuvent-ils nous être utiles ici?

 

Les cinq points suivants sont à retenir comme résultat:

1. La crise présente est une crise de société. En particulier l'acceptation et la défense générale de son propre avantage nonobstant des règles de bonnes conduites dans le monde font parties des causes de la crise. La cupidité, l'avantage au détriment des autres ne peut pas être une devise raisonnable pour le fonctionnement de la société. La crise actuelle n'est pas seulement une crise financière et économique mais aussi une crise morale. Puisque le simple appel à la morale ne devrait pas se révéler fructueux, des mesures structurelles pour faire respecter les règles raisonnables votées communément sur le plan national et international deviennent nécessaires.

2. De telles mesures ne doivent pas s'orienter contre le marché. Le marché est essentiel. Chaque jour nous avons besoin de l'argent. Sans argent et sans capital la prospérité n'est pas possible. Cependant le marché ne doit pas abuser des citoyens pour les jeux des puissants sur le marché qui sont en opposition avec les principes du marché.

3. Les mesures présentes sont érigées en majorité afin de minimaliser les conséquences de la crise. Mais il faut chercher à surmonter les causes de la crise. Les causes en faisant parties sont entre autres la défense d'un marché illimité et incontrôlé, le fait de séparer l'attache de l'argent d'une formation des valeurs réelles, la fausse philosophie du « shareholder value » ainsi nommé qui ne s'oriente pas vers une prospérité de l'entreprise à long terme et pour laquelle la croissance de la productivité n'est plus décisive. Une crise de confiance et la détérioration de la situation des plus démunis de la société en font également parties. Tout cela apporte le danger d'autres foyers d'incendie qui pourraient être plus graves que les manifestations de crise précédentes. Il est donc important de passer de „l'extinction de l'incendie“ àune stratégie à long terme.

4. Les marchés financiers globaux sont soumis à des règles strictes. Celles-ci devraient correspondre aux normes de la justice et du fair-play dans la société, garantir la stabilité des sphères financières devant les coopérations d'intérêt et de risque. En d'autres termes, il faut chercher des moyens pour l'intérêt général, sans oublierque l'option pour les pauvres concernant la situation dans le monde doit être un point crucial.

5. Afin d'atteindre l'objectif du point 4, les mesures structurelles suivantes pourraient être judicieuses:

-Le développement et le renforcement des compétences du Fonds monétaire international.

-La mise en place de règles pour l'admission et le contrôle des instruments financiers et des stages.

-La surveillance publique et le contrôle sur toutes les institutions financières.

-Le renforcement de la fonction de l'argent comme moyen d’échangeet son accolage à l'économie réelle.

-Le renforcement des possibilités de créer des fonds propres afin d'empêcher la mise en place du pouvoir de capital, par ex. par une participation au capital des travailleurs, une participation à sa propre entreprise.

-La taxation du mouvement detransactions conjecturales et à court terme.

La régulation de l'admission et du contrôle des dérivés financiers.

-Agences de notation indépendantes.

-Des taux d'imposition bas pour soutenir des investissements à long terme.

-La condition d'intérêts plus élevés pour des crédits pleins d'erreur par une participation des créanciers et des débiteurs en cas d'une perte.

-La correction des rémunérations asymétriques des directeurs financiers, le cas échéantpar des impôts sur le revenu progressifs.

-Le soutien des investissements éthiques ainsi nommé.