Renforcement des capacités pour le dialogue social dans le secteur de la poste et des télécommunications

Un séminaire portant sur le « Renforcement des capacités pour le dialogue social dans le secteur de la poste et des télécommunications » a eu lieu du 21 au 22 juin 2018. Ce séminaire faisait partie du projet spécial d’EZA pour les organisations de travailleurs dans les Balkans occidentaux et était organisé par EUROFEDOP (Europese Federatie van het Overheidspersoneel) à Vienne, en Autriche.

Le secteur des Postes et Télécoms dans les Balkans occidentaux est en pleine évolution. Avec la libéralisation des Postes et des Télécoms dans l’Union européenne et compte tenu du processus, dans lequel les pays des Balkans occidentaux sont impliqués actuellement, dans le but de rejoindre l’Union européenne, la libéralisation et la privatisation sont devenues progressivement des notions-clés dans cette partie du continent européen.

D’une part, le séminaire en cours visait à dresser un tableau de la situation actuelle dans ce secteur particulier des Balkans occidentaux et d’autre part, à aider les syndicats de ces pays, organisations membres d’Eurofedop, à devenir des syndicats actifs, en utilisant tout leur potentiel en tant que partenaires du dialogue social et en répondant positivement à ce que les nouvelles technologies pouvaient leur offrir dans leur mission quotidienne qui consiste à défendre les intérêts des travailleurs des Postes et Télécoms dans les Balkans occidentaux.

Le séminaire a démarré par le message de Johannes Hahn, autrichien et Commissaire à l’élargissement dans l’Union européenne qui a exprimé son soutien à l’action d’Eurofedop et qui a rappelé les opportunités qui seraient offertes par le biais de la Présidence de l’Union européenne qui sera reprise par l’Autriche à partir du 1er juillet.

Jadranko Vehar, expert syndical de Croatie, a donné une description des questions d’importance actuelle pour les travailleurs et les syndicats des Balkans occidentaux et il a a appelé à la création d‘une plate-forme au sein d’Eurofedop, où les syndicats des Balkans occidentaux pourraient obtenir des informations sur la manière de demander une aide financière de l’UE.

Filip Banković a mené une intervention intéressante et enthousiaste sur la manière dont Telecom Srbija (Serbie), la société où il est directeur de la technologie, parvenait à répondre aux nouveaux défis du monde des télécoms.

Frankie Watters, expert juridique irlandais, a expliqué que, bien que les employeurs ne soient vraiment pas obligés d’engager des négociations collections dans son pays, le tribunal du travail irlandais pouvait les contraindre à améliorer les termes et les conditions dont bénéficient les travailleurs. De plus, la Charte européenne des droits fondamentaux, où le droit de négociation collective est reconnu, existe.

Karin Petter-Trausnitz est responsable des militants syndicaux au sein du FCG/ÖGB, en Autriche. Elle a passé en revue les aspects liés à la formation des militants syndicaux et elle a souligné l’importance du soutien et de l’encouragement du militant dans ses contacts quotidiens avec les travailleurs. En outre, elle a indiqué que les militants syndicaux faisaient régulièrement des pauses.

Jelena Soms de la Fédération syndicale lithuanienne (LDF) a indiqué comment la numérisation et la robotisation devenaient de plus en plus la norme dans notre vie quotidienne et comment les syndicats devaient réagir à ce phénomène. Les syndicats ne sont pas opposés aux nouveaux développements, mais ils sont vigilants face aux conditions de travail inappropriées résultant de ces développements.

Henk Slotboom, cofondateur d’Idea, société de conseil en investissement, a donné un aperçu de la manière dont les opérateurs postaux européens, en particulier la poste néerlandaise, étaient passés d’un opérateur postal traditionnel à une multinationale (PostNL). En choisissant à l’origine la voie de la concurrence acharnée, en négligeant les intérêts des travailleurs, PostNL a lancé aujourd’hui le processus de préservation de la qualité, de prix abordables et de protection des travailleurs.

Viorel Rotilă, le directeur général de FSSR (Syndicat roumain des soins de santé), a décrit les stratégies utilisées par son organisation pour qu’il devienne un syndicat prospère. L’utilisation de fonds européens, la conduite de la recherche, l’informatisation avec le développement de propres canaux, l’organisation d’actions de protestation en ligne et dans les rues sont quelques-unes de ces stratégies.

Vlasta Mesarić de Croatie a tiré les conclusions de la session. Ces deux derniers jours, il est devenu évident que les syndicats devaient travailler sur eux-mêmes et de bons exemples ont été donnés sur la façon de le faire.

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