Environnement, qualité et sûreté : les travailleurs et l'innovation

Les 28 et 29 décembre 2018, la FEDER.AGRI,  en collaboration avec l’EZA et le MCL et avec la contribution de l’Union européenne - a organisé un séminaire international à Padoue. Thème du séminaire : « Environnement, qualité et sûreté : les travailleurs et l'innovation ».

Deux jours de débat auxquels ont participé plus de 70 représentants d’organisations de travailleurs d’Autriche, du Portugal, d’Espagne, de Croatie, d’Albanie, de Slovénie, de Pologne, de Chypre et d’Italie. Au cours des séances de travail, d’éminents conférenciers sont intervenus dont le président du MCL, Carlo Costalli, qui a inauguré la première journée de travail en expliquant dans quelles mesures la connaissance et la diffusion de la culture de la sécurité au travail - en tenant également compte des nombreux malheurs qui se produisent - constituaient l’une des obligations morales et l’un des indicateurs de l’évolution civile d’une nation. Alfonso Luzzi, le secrétaire général de la FEDER.AGRI. est ensuite intervenu. Il a soigneusement abordé la question de la mise en œuvre des mesures de protection et de prévention prévues par les dispositions réglementaires en vigueur afin de protéger la santé et la sécurité de ses opérateurs. Les autres conférenciers ayant pris part à la première session étaient Sigrid Schraml, la secrétaire générale d’EZA, Maria Adele Prosperoni de Coldiretti et le conseiller pour l’agriculture de la région de Vénétie, Giuseppe Pan.

La seconde journée a également été très productive et particulièrement intéressante grâce aux interventions des célèbres conférenciers qui dans le courant de la matinée ont exposé avec une vision générale et particulière les défis et les problèmes du monde agricole pour leurs propres pays.

Sujets abordés :

Le thème principalement traité, surtout au cours des travaux de la table ronde, fut celui lié à la situation générale de la réalité agricole européenne, en analysant en particulier la question de la sécurité des travailleurs et en soulignant comment l’Union européenne et ses politiques ont conduit à une diminution des cas de détérioration de la santé liés au travail effectué. Le respect des obligations environnementales représente une opportunité et un facteur de développement des entreprises agricoles  et l’engagement des pays de l’UE dans le secteur agricole peut réellement constituer un défi en matière de sécurité alimentaire, de rareté des ressources, dans le respect de l’environnement et des acteurs directement concernés. En Europe, le secteur agricole emploie environ 12 millions de personnes et c’est pourquoi l’agriculture doit être considérée comme un secteur clé pour une économie durable grâce à la contribution du dialogue social.

Conclusions :

Les interventions ont mis l’accent sur la nécessité de créer un nouveau modèle, plus coordonné et harmonisé, axé sur un dialogue social plus intense. Les intervenants, quant à eux, ont souligné la nécessité d’entamer une saison de collaboration sociale plus incisive au niveau européen afin de gérer le marché agricole plus efficacement. Des propositions ont donc été faites, dans le contexte d’une négociation européenne souhaitable, permettant d’harmoniser des conditions extrêmement inégales pour lesquelles le processus d’innovation en matière de sécurité doit être stimulé et soutenu. Parallèlement à ces questions, le besoin d’interventions et l’implication d’organes intermédiaires ont également été soulignés. Bien entendu, comme beaucoup l’ont souligné, il conviendrait de renforcer la cohésion européenne sur la question de l’environnement et de la sécurité des travailleurs, en veillant à ce que le dialogue social entre les différents « acteurs » du secteur agricole puisse permettre une interaction entre eux afin de parvenir à des accords au niveau micro et macro.

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