Le commissaire Nicolas Schmit à la conférence de l’EZA

Des orateurs de haut rang, un échange de fond et les perspectives pour l’avenir d’un « Social Deal » en Europe : voici un bref aperçu des résultats de la conférence de l’EZA qui s’est tenue à Bruxelles les 3 et 4 mars 2020.

[Translate to Français:] EU-Kommissar Nicolas Schmit

[Translate to Français:] Cindy Franssen MEP

[Translate to Français:] EZA-President Luc Van den Brande

[Translate to Français:] Dennis Radtke, MEP

[Translate to Français:] Conference Room

(Bruxelles) Les organisations de travailleurs jouent un rôle central dans l’avenir de la politique sociale européenne. Des jalons importants ont déjà été posés, et il s’agit désormais de les mettre concrètement en œuvre – voici comment résumer l’intervention du commissaire européen Nicolas Schmit, qui s’est exprimé au cours de la conférence de l’EZA qui a eu lieu cette année les 3 et 4 mars à Bruxelles.
Plus de 100 participants issus de syndicats, d’institutions de travailleurs et d’ONG se sont rencontrés pour discuter de la transition de la Commission Juncker à la Commission von der Leyen sur les questions de politique sociale, rejoints par des députés du Parlement européen et des représentants de la Commission européenne. La conférence a eu lieu à la représentation de l’État libre de Bavière auprès de l’Union européenne.

Le commissaire européen à l’Emploi et aux droits sociaux Nicolas Schmit a souligné dans son discours l’importance du travail de la précédente Commission. « Juncker et Thyssen ont ouvert une nouvelle voie pour l’Europe sociale. Le pilier européen des droits sociaux est vraiment un pilier et je vais m’employer à le mettre en œuvre, a dit le commissaire. Nous devons à nouveau renforcer le dialogue social, et pour cela nous avons besoin de partenaires sociaux forts. » S’adressant aux organisations de travailleurs, le commissaire a déclaré : « Je vais vous écouter et vais collaborer avec vous. »

Quant à l’initiative annoncée par la Commission concernant un salaire minimum européen, il a dit que le travail en Europe devait payer, et qu’on y veillerait tout en respectant les traditions et les conventions collectives nationales.

Un autre point central était le Green Deal annoncé par la nouvelle Commission. « On ne peut pas négocier avec le climat, a dit Schmit. Il en va de la survie de l’humanité. Il nous faut des réponses fortes. Mais nous devons également veiller à ce que la transition se déroule de façon juste socialement. »

Le président de l’EZA Luc Van den Brande a commenté dans son discours : « Depuis le début de la nouvelle Commission d’Ursula von der Leyen, il y a des débats animés à propos du Green Deal, mais avons-nous aussi un Social Deal ? Dans un monde en évolution constante, les citoyens attendent de la sécurité, de l’espoir et un bon leadership. C’est pourquoi nous avons besoin d’une Europe sociale forte. Les organisations de travailleurs en sont un élément central. »
L’eurodéputée Cindy Franssen a appelé à la mise en œuvre du pilier européen des droits sociaux : « Il s’agit de notre boussole pour les prochaines années. »

Van den Brande s’est montré globalement très satisfait des résultats de la conférence : « En plein cœur de l’Europe, nous avons montré que nous étions présents. Je me réjouis particulièrement que des représentants d’institutions et d’horizons politiques aussi différents aient été là. »

Remarque : un rapport plus exhaustif suivra prochainement sur notre page d’accueil.

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